LA BOXE

Une victoire en boxe n'a jamais été absolument liée à l'agressivité et à la brutalité puisque, selon l'historien romain Dion, «on ne considérait pas que frapper et blesser était une preuve de courage». Au contraire, l'athlète «non blessé» (atraumatistos) dans la Grèce ancienne cherchait toujours à se défendre et à éviter les coups jusqu'à ce que son adversaire s'épuise à attaquer et soit amené à l'abandon (apagoreusis) c'est-à-dire à lever un doigt (ou deux), geste qui signifiait qu'il reconnaissait sa défaite. Melagkomas de Karia en Asie Mineure s'est rendu célèbre comme boxeur «non blessé». Il pouvait éviter les coups de ses adversaires et se défendre pendant deux jours jusqu'à ce qu'ils reconnaissent leur défaite.
 
Nous avons choisi de vous présenter la boxe sous son aspect sport olympique et non professionnel dans la catégorie boxe dite "anglaise". Car nous n'avons pas trouvé sur Hyères d'autres clubs concernant les autres disciplines de la boxe...
 
 
HISTOIRE
 
Les origines profondes de la boxe dans l'histoire grecque sont attestées par la célèbre fresque des deux jeunes boxeurs de Santorin qui remonte à 1.600 av. JC. Aux Jeux Olympiques de l'antiquité, la boxe a été consacrée comme discipline au cours de la XXIIIe Olympiade, en 688 av. J.-C. qui a couronné comme premier champion olympique Onomastos de Smyrne.

À la même époque, la boxe a connu un grand développement en Grèce, de Crète à Santorin, Athènes et Sparte, dans toute la mer Egée et jusqu'à Chypre. Confucius a fait connaître la boxe en Chine où elle était pratiquée dans des écoles pour atteindre la «plénitude intérieure». C'est dans la Rome antique que l'on signale pour la première fois des boxeurs professionnels qui s'entraînaient dans des installations spécifiques. Des pays comme l'Égypte, l'Arménie, la Corée, les États-Unis, Cuba et la Russie ont organisé des rencontres officielles importantes qui ont révélé des boxeurs de talent et témoignent du développement international qu'a connu ce sport.

À une époque plus récente, les règles de la boxe ont été édictées en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle. Les célèbres «Queensbury» ont fixé la durée des rounds à trois minutes et ont introduit le décompte du KO de 1 à 10. La discipline s'est répandue dans le reste de l'Europe et aux USA au début du XXe siècle et a été admise au programme des Jeux de 1904, à Saint Louis. Depuis lors, seuls des athlètes amateurs ont le droit de participer aux Jeux Olympiques. La boxe olympique présente un certain nombre de différences avec la boxe professionnelle. La plus visible est le fait que les boxeurs amateurs portent des protège-tête et que le combat est régi par des règlements plus sévères.

La boxe est sous le contrôle de la Fédération internationale de boxe amateur (AIBA), fondée à Londres en 1946, et qui a actuellement son siège à Lausanne.

 
 
 
PRATIQUE
 
Exactement comme en Grèce antique, les boxeurs évoluent dans un espace délimité connu sous son nom anglais de «ring». Le ring est constitué d'une estrade carrée de 6,10 m de côté surélevée de 1,22 m. Elle est entourée d'une série de quatre cordes et le sol est recouvert d'un revêtement spécial. Deux «coins», l'un bleu, l'autre rouge, correspondent à la «place» de chaque adversaire qui combat avec une tenue de la couleur correspondante.
   
La couleur du coin d'un athlète donné correspond à la couleur de sa tenue mais aussi à celle de ses gants, qui doivent être homologués par la Fédération internationale. Ces gants sont en cuir, pèsent 284 grammes et comportent une bande blanche qui permet de distinguer plus facilement les coups. La pose des bandelettes de protection pour les mains, celle des gants, constitue une procédure qui est contrôlée dans toutes les rencontres officielles (exactement comme en Grèce antique où les courroies de cuir étaient examinées par les arbitres) pour éviter d'éventuelles blessures causées par l'emploi d'un matériau non-conforme ou par l'usage illégal d'objets placés à l'intérieur.

Les protège-tête, élément indispensable de l'équipement de protection, ont fait l'objet d'importantes recherches afin d'offrir à l'athlète une sécurité supplémentaire contre les coups portés à la tête. En effet, la diminution progressive des blessures graves grâce à l'amélioration de l'équipement sportif et l'évolution des règlements montrent combien la Fédération internationale se préoccupe en priorité de la sécurité de l'athlète.

L'usage des protége-tête présente la plus visible différence avec la boxe professionnelle.
 
 
 
VOCABULAIRE
 

A terre :
1. Action de toucher le sol du ring avec une partie du corps autre que le pied.
2. Officiellement, avoir toute partie du corps hors des cordes, s'accrocher aux cordes sans pouvoir bouger après avoir été frappé, ou être déclaré dans un état de semi-conscience et incapable de continuer le combat.
Accrochage : Action de maintenir l'adversaire de façon à prévenir ses coups.
Allonge : Distance entre le bout des doigts d'un bras tendu aux doigts de l'autre bras tendu en passant par la poitrine.
Arrêt de l'arbitre : Terme employé pour arrêter le combat lorsqu'un boxeur est surclassé ou qu'il n'est plus en état de continuer.
Arrêt de l'arbitre sur coup à la tête : Terme employé pour éviter une mise hors combat d'un boxeur quand il a reçu des coups violents à la tête et qu'il n'est plus en état de se défendre.
Avertissement : Avis de l'arbitre signalant qu'un boxeur a commis une infraction aux règles (trois avertissements équivalent à une disqualification).
Ceinture : Ligne imaginaire allant du nombril au haut des hanches, au-dessous de laquelle les boxeurs ne sont pas autorisés à frapper.
Coin : Intersection des cordes où les boxeurs se reposent entre les reprises.
Combat : Rencontre de boxe ; également appelé " match ".
Compte : Décompte de 10 secondes par l'arbitre après lesquelles une défaite par mise hors combat est déclarée si le boxeur est toujours à terre.
Compte de huit obligatoire : Compte de huit secondes qu'un boxeur à terre doit observer lorsqu'il se relève, période permettant à l'arbitre de juger s'il faut ou non continuer le combat.
Corps à corps : Combat rapproché, empêchant de porter des coups exploitant toute l'allonge du bras.
Coup comptabilisé : Coup porté avec force et précision, utilisant la surface du gant fermé, sur le devant ou le côté de la tête ou du corps au-dessus de la ceinture du boxeur adverse.
Défense passive : Défense consistant à se protéger des deux bras, sans essayer d'éviter les coups.
Fausse garde : Boxeur gaucher.
Faute : Coup irrégulier, tel que frapper au-dessous de la ceinture ou tenir.
Jeter la serviette : Manière traditionnelle de déclarer forfait lorsque l'assistant sentant que son boxeur est incapable de continuer le combat jette une serviette sur le ring pour y mettre un terme.
Match : Rencontre de boxe ; également appelé " combat ".
Mise hors combat : 1. Décision de l'arbitre d'arrêter le combat et désignation du vainqueur si son adversaire est resté à terre jusqu'à la fin du compte de 10. 2. Mise hors combat pendant le compte de 10 de l'arbitre.
Passeport : Document mis à jour mentionnant les combats d'un boxeur, utilisé entre autres comme contrôle médical.

Poids coq : Catégorie de boxeurs : 54 kg maximum.
Poids léger : Catégorie de boxeurs : 60 kg maximum.
Poids lourd : Catégorie de boxeurs : 91 kg maximum.
Poids mi-lourd : Catégorie de boxeurs : 81 kg maximum.
Poids mi-mouche : Catégorie de boxeurs : 48 kg maximum.
Poids mi-moyen : Catégorie de boxeurs : 67 kg maximum.
Poids mouche : Catégorie de boxeurs : 51 kg maximum.
Poids moyen : Catégorie de boxeurs : 75 kg maximum.
Poids plume : Catégorie de boxeurs : 57 kg maximum.
Poids super-léger : Catégorie de boxeurs : 63,5 kg maximum.
Poids super-lourd : Catégorie de boxeurs pesant plus de 91 kg.
Poids super-mi-moyen : Catégorie de boxeurs : 71 kg maximum.

Règles de Queensberry : Ensemble de règles suivies en boxe moderne et élaborées par le 8ème marquis de Queensberry au milieu du XIXè siècle.
Réprimande : Décision la moins pénalisante prononcée par un arbitre en cas d'infraction commise par un boxeur. Trois réprimandes équivalent automatiquement à un avertissement.
Reprises : Série de périodes séparées par des pauses qui composent un combat de boxe.
Sauvé par la cloche : Sauvé d'une mise hors combat par la cloche qui annonce la fin d'une reprise (possible uniquement à la dernière reprise en finale des Jeux Olympiques).
Séparation : Ordre de l'arbitre demandant aux boxeurs de reculer et de se séparer s'ils sont au corps à corps.
Soigneur : Assistant d'un boxeur.
Surclassé : Décision de l'arbitre d'arrêter le combat lorsqu'un boxeur reçoit trop de coups et de déclarer son adversaire vainqueur.
Tenir : S'accrocher à son adversaire afin de l'empêcher de frapper.

 
 
  
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RING OLYMPIQUE HYEROIS

Immeuble le Bonvicini - Avenue Pierre de Coubertin - 83400 HYERES
Tel/Fax : 04.94.38.59.99 (à partir de 18h)

Ecole de boxe anglaise affiliée à la FFB
Entraîneur : Alain Raguenet diplômé d'Etat depuis 1955

 
 
BOXING CLUB HYEROIS

Siège : Au Point Chaud - Port La Gavine - 83400 HYERES
Tel : 04.94.57.04.61

Le Boxing Club Hyérois existe depuis le 15 juin 1997, nous avons actuellement 35 licenciés.
La salle se trouve au HLM des Maurels.
En 2003, nous avons eu un Champion de Provence du nom de M. Famel Belhachemi.