Toute une génération, en France,
se souvient d'une chanson qui, dans les années
70, tranchait avec le répertoire de
l'époque : on y entendait un jeune
homme un peu plaintif raconter ses vacances
d'enfant, au bord de la mer. Il suçait
des glaces à l'eau, en regardant les
bateaux ; et il ne restait guère de
sous pour entreprendre des activités
plus ambitieuses. C'est une image de Jonasz
qui s'est perpétuée, même
si le personnage a, depuis, évolué vers
un style plus agressif et plus entraînant.
Ce prince du swing a toujours ce petit côté nostalgique
qui le rapproche de nous.
Un bassiste, un batteur, un clavier, une
guitare... Jean-Marc Jafet, Laurent Robin,
Alsio Oreglio et Jean-Christophe Maillard
sont les musiciens qui ont participé au
nouvel album éponyme sorti en mars
2005 et
qui accompagnent Michel pendant la tournée.
Quelques titres de ce nouvel album entre
nostalgie et swing : "La
femme du parfumeur", "Celui
qui t' aimais c'était moi" puis
il enchaîne avec "Hoochie
coochie man"
de Muddy Waters. Après un petit teste
de connaissances sur les chanteurs des groupes
des années
60 qui déride un peu le public, il
balance son swing nonchalant avec "La
F.M. qui s’est spécialisé funky"
puis "Mini cassette".
Une petite allusion aux questions des journalistes
sur l'aspect nostalgique de ses chansons
et au proverbe hongrois qu'il
dit sortir pour leur répondre
: « Le
tzigane se réjouit
en pleurant », évoquant ses
origines (issu d'une famille d'origine juive
hongroise), il échange avec plaisir quelques
mots dans cette langue slave avec une personne du public. Puis enchaîne avec "C'est ça
le blues" et tâte un
peu