Stefano di Battista a déjà adressé un coup de chapeau à la plupart des saxophonistes auxquels il voue la plus grande admiration, Art Pepper, Cannonball Adderley, Johnny Hodges, entre autres, mais bien que son art soit aussi sous l’influence de Charlie Parker, il ne lui avait pas jamais jusque-là rendu explicitement hommage.
C’est que Charlie Parker mérite tous les égards et que son génie vaut bien un disque entier, un album dont les plages sont des fenêtres ouvertes sur le souvenir d’un homme hors du commun autant que des tributs déposés en gage de respect. Le voici. L’impact de Charlie Parker, “l’imprévisible Oiseau qui a donné au jazz de nouvelles ailes”, selon l’heureuse formule de Jacques Réda, sur le cours de la musique américaine aura été tel que le bebop, près de cinquante ans après la disparition du saxophoniste, reste le plus parlé des idiomes du jazz.
Malgré Trane, malgré Miles, malgré Ornette, le bop demeure le socle sur lequel peuvent se retrouver des jazzmen venus de tous les horizons, un socle qui ne semble pas près de s’ébranler.
Pour cette soirée Stefano Di Battista s'est entourée de très grands musiciens, Rosario Bonacorso (contrebasse), Eric Legnini (piano) et le grand Dédé Ceccarelli à la batterie.
Voir les photos du concert