La vie au bout des doigts
L’association Lire à Hyères présente jusqu’à la fin de l’année au Moulin des contes une exposition sur l’histoire des marionnettes.
Les chapelles de l’ancien moulin à huile ont disparu derrière les 5 castelets et le théâtre d’ombre qui créent l’ambiance féerique où sont venus se retrouver près de deux cents marionnettes. Venues des quatre coins du monde et représentant toutes les techniques utilisées depuis les origines, elles donnent une âme à ces bouts de bois, de cuir ou de papier et, tel Gepetto, recréent, grâce à l’habileté de ses mains, la vie (ou son apparence) pour transmettre aux enfants, et à tous ceux qui le sont restés, des histoires édifiantes ou burlesques.
Frédérique Chevillard, documentaliste au lycée Jean Aicard, s’est depuis longtemps passionnée pour ces créatures porteuses de rêve. De ses nombreux voyages, elle ramena régulièrement ces petits personnages. Frédérique, par ailleurs, fait partie de l’équipe fondatrice de Lire à Hyères depuis 1993.
C’est donc tout naturellement que Catherine et Christian Brutinel ont eu l’envie de mettre en valeur cette fabuleuse collection au Moulin des Contes.
L’idée de pouvoir les présenter sous la forme d’une exposition pédagogique prit lentement jour.
Frédérique réalisa un travail documentaire approfondi à partir duquel Catherine utilisa son savoir faire pour réaliser des panneaux qui alternent avec les espaces de mise en scène des figurines.
Chacha Vieiville, régisseur du Théâtre Denis, et Christian Brutinel, animateur du Moulin des contes, ont mis en commun leurs talents de décoratrice et de metteur en scène pour concevoir une scénographie où sont regroupés par thème ou par technique les petits personnages.
Les contes merveilleux, peuplés de sorcières, de princesses et d’animaux légendaires.
Les personnages tirés de la littérature traditionnelle (Le Petit Chaperon rouge, Blanche neige, Simbad ), ou classique (Pinocchio, don Quichotte, d’Artagnan, Roméo) ainsi que du cinéma et de la télévision (Charlot, Tintin, Peggy la cochonne ou les Simpson…).
Guignol, symbole de l’impertinence populaire lyonnaise, toujours prompt à rosser le Gendarme, trône au milieu de quelques pandores et d’autres trublions aussi irrévérencieux que lui, Polichinelle le parisien frondeur, Punch l’anglais ou Kaspareck le tchèque, avec leurs émules actuels : les Muppets ou les Guignols de l’info.
Pour les plus petits, les marottes et marionnettes à gaines ou à doigts permettent un jeu plus facile que la manipulation des marionnettes à fil.
Un voyage dans le temps et l’espace permet de découvrir d’autres techniques : personnages à tringle des chevaliers du théâtre sicilien ou à tiges des poupées asiatiques et du théâtre d’ombre.
L’exposition est visible jusqu’au 31 décembre au Moulin des contes, au 3, bis rue du Puits, au cœur de la vieille ville du mardi au samedi de 9h à 12h et de 15h à 19h. L’entrée est libre.
Un accueil commenté et animé pour des groupes est possible sur rendez-vous au 04 94 35 79 28
Article posté le 19/11/2010 et réalisé par Christian Brutinel





















