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Archibald peint depuis l'age de 20 ans, il appréhende les règles du bel art au contact de quelques artistes dont René MONTEIX et Henri ALAUZE. Ses thèmes de prédilection sont les paysages, le biomorphisme, les silhouettes féminines.
Son travail porte essentiellement sur l'étude des formes naturelles dont la courbe est le sujet de prédilection. Ainsi dans la série des Biomorphes les motifs peuvent tour à tour s'interpréter comme une graine, une forme végétale, florale ou animale.
La démarche consiste à ouvrir le champ d'évocation et de suggestion le plus large possible.
Il est entendu que ses tableaux offrent autant d'interprétation que de vécu personnel.
Ainsi le spectateur qu'il soit enfant ou adulte retrouvera en lui-même la force d'évocation naturelle et primitive « je constate que les enfants ont conservé face à mes toiles une capacité de lecture supérieure aux adultes, ces derniers ont des regards plus embourbés dans le rationalisme fonctionnel ».
S'agissant des paysages, ils sont pour la plupart peints à la tombée de la nuit, là aussi la vision des quelques touches claires sur un fond foncé éveille l'imagination et la reconstruction mentale.
La courbe, naturelle par excellence, prédomine dans son travail par opposition à la ligne droite, construction humaine et artificielle trop rationaliste à son goût. |
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• Archibald, quelle est votre histoire ?
Je n'ai pas la prétention d'être un artiste, je dis simplement que j'ai des envies que je mets sur la toile, ces envies sont construites avec un cheminement intellectuel, il y a toujours une part de hasard une sorte d'alchimie des couleurs, une sorte de contraste ou de contrariété des couleurs.
C'est une attitude qui remonte à plus de 20 ans, je me souviens que mon premier tableau était un paysage provençal dans l'esprit de Baboulène. C'est une sorte de plaisir de délassement, j'ai suivis des cours de manière assez informelle et j'ai surtout adopté une démarche autodidacte, appuyée au départ sur une fonction d'imitation, il faut bien apprendre et on apprend avec ceux qui savent, alors que maintenant c'est la réflexion qui dirige.
Depuis mes débuts j'ai pris part à des expositions collectives ou personnelles, et ces derniers temps je me suis attaché à monter moi-même des expositions en collaboration avec d'autres artistes et toujours avec un objet social derrière.
• Archibald pourquoi avoir choisi le thème de l'enfance maltraitée?
C'est à la fois un thème fédérateur soutenu par le Lions club et un choix personnel.
Dans ma démarche personnelle je tiens beaucoup compte de l'exclamation de l'enfant, c'est çà dire de ce qui sort instantanément de leurs esprits, et de ce qui sort moins instantanément . de chez l'adulte puisque ce dernier à plus de mal à faire remonter ses impressions primitives.
Chez l'enfant il n'y a pas de rejet, il y a simplement ce phénomène d'émerveillement. Contrairement à l'adulte qui dit: "Mais dans mon séjour cela n'irai pas. !". L'adulte a besoin de clauses sociales embourgeoisées, cela ne m'intéresse pas et j'essaye de passer outre.
• Quelles structures soutiennent votre action ?
J'ai la chance de disposer d'expositions permanentes dans les locaux de mon agence immobilière ce qui me donne l'occasion de prêter mes murs à d'autres artistes. Nous fonctionnons donc sur le principe de l'initiative privée à caractère culturel, nous ne sommes pas galeristes, nous ne sommes pas dans l'institutionnel, ce sont des initiatives privées comme ici au Moulin des Contes. Il n'y pas d'assistanat, il n'y a pas de "perfusion", cela tient debout tout seul.
• Archibald que nous préparez-vous pour l'avenir ?
On continue hardiment sans trop se poser de questions avec une sorte d'obstination irraisonnée à privilégier une action à caractère social tournée vers l'enfance, avec pour objectif de faire au moins deux expositions par an. |