EXPOSITION "Entre deux verres ", collages de Laurence Malherbe

Jusqu'au 15 septembre au Café Italien - 5 av Iles d'Or - 04 94 00 38 05

 

Laurence Malherbe, collagiste, a établi son atelier dans l'ancienne cordonnerie au 8 rue de Liman.
En collaboration avec Jean-Paul Lassort elle réalise également des illustrations pour des magazines et tout autres supports. Une quinzaine de ses collages sont exposés au Café Italien jusqu'au 15 septembre.

Voir le site de Laurence Malherbe et Jean-Paul Lassort

 

 
 
 
 
Interview de Laurence Malherbe

Laurence Malherbe qui êtes vous ?
Dire que je suis artiste me semble un petit peu prétentieux, je vis de ce que je fais, de mes mains, à la limite ce serai plutôt artisan. Je fais cela depuis 1998 et de façon plus intense avec l'atelier depuis un an et demi. Je suis autodidacte.

Laurence Malherbe d'où venez vous ?
Géographiquement de Paris.
Sinon sur mon parcours j'ai fais différent métier qui à chaque fois au bout de six mois . finissaient par me lasser.

D'où viennent vos influences ?
C'est assez varié, elles peuvent aller de peintres classiques à des photographes, en ce qui concerne les collages j'aime le travail de Peter Beard. Je suis assez influencée par tout ce qui est africain, nous sommes allés 2 fois en Afrique au Kenya et au Togo. Je pense que cela fait aussi partie des rêves d'enfance de partir au bout du monde. Il y a ma sour qui a vécu en Afrique et c'est comme cela que l'on a découvert le Kenya.

Quelles sont les techniques que vous utilisez ?
J'essaye un petit peu tout, en ce moment je suis très accès collage et peinture, cela va de l'aquarelle à l'acrylique, je teste tout ce que je trouve, je teste également les supports, j'essaye de me diversifier. C'est peut être parfois un handicap mais cela permet de trouver des pistes.

Laurence Malherbe où allez vous?
Ce qui m'intéresse c'est de tirer un peu des choses du passé, je récupère des photos que je trouve aux puces, lorsque je tombe sur des photos de famille délaissées, j'ai envie de les sortir de l'oubli. Maintenant . j'aimerai faire un lien vers l'Asie.

Jean-Paul Lassort comment voyez vous votre travail avec Laurence ?
On essaye de tirer partie de choses qui existent déjà, que ce soit les collages ou les poissons que l'on peint, par exemple, ils sont fait sur des cageots que l'on récupère. Tout ce qui est voué à la destruction on l'amasse. bon pas tout quand même. on les stocke. Notre cave est pleine de merveilles qui n'intéresseraient personne . à par nous . et l'on prend plaisir à leur découvrir une utilité, une nouvelle vie. Le collage est un mélange entre le souvenir et l'émotion et la récupération de l'objet qui va faire naître l'image. C'est se servir de choses qui allaient être détruites qui n'ont pas forcément de liens avec ce que l'on veut peindre mais plutôt que de le laisser mourir, pourrir ou partir à la poubelle, le retraiter et lui donner une nostalgie qui s'imbrique avec le souvenir et l'émotion.

Y a-t-il une question que vous auriez aimé que je vous pose ?
Oui ... Seriez vous prête à faire le tour du monde avec vos pinceaux ?

 
 
 
L'exposition