EXPOSITION JEAN-CLAUDE
REUSSNER |
Du 21 janvier
au 02 avril 2006 - Rotonde du Park Hôtel |
| |
|
Né en 1929, à Couvet, en Suisse, Jean-Claude
Reussner acquiert un début de formation artistique
en 1948 - 1949 dans les ateliers de peinture d'André Lhote
et de Fernand Léger, à Paris. Par la suite,
il mène parallèlement deux carrières
: celle de fondeur d'art dans l'entreprise familiale à Fleurier
et celle d'artiste peintre dans son atelier. Bien qu'ayant
réalisé sa première sculpture en
1949, il attendra 1982 pour se consacrer uniquement à la
son travail sur le cube en taillant le matériau
le plus noble et le plus difficile: le marbre .
L'âge ne permettant pas physiquement de continuer son
travail sur le marbre, il revient à la
peinture à 70 ans, riche de ses recherches sur
la lumière: ces peintures constituent le second
volet de cette exposition.
Reussner ne travaille que sur des matériaux très
choisis: le marbre blanc de Thasos("le plus blanc, le
plus pur"), le Gabbro (une lave volcanique durcie dans
les entrailles de la terre à plus de 200 degrés,
sept fois plus dur que le marbre, "le plus noir").
Pour
ses "Mandalas"-hommages à Albers il
utilise un papier pur coton très épais
d'une grande pureté:
"J'aime bien travailler moi-même la matiière,
et j'aime aussi qu 'elle me résiste" confesse-t-il
mi-coupable mi-amusé.
Jean-Claude Reussner ouvre le cube pour en dégager
l'énergie et la lumière lui insuffle la
sienne propre. Cette quête prend racine dans la petite
enfance de l'artiste:" J'ai toujours eu l'idée
du carré et du cube, à 10 ans déjà j'avais
en tête d'en produire.....alors je me suis dit que plutôt
que de les combattre... ".
|
|
| |
"Si vous mettez tout, vous ne dites rien" dixit
René Huyghes:
ayant pour préoccupation de restituer une énergie
fine, pure, Reussner met en application ce principe;
l'énergie sera plus pure d'autant que la figure
est libérée de contradictions.
Des règles rigoureuses, tant en sculpture qu'en peinture
sont à la base de son travail, comme la reprise des
règles de composition fixées par l'église
avant la renaissance, considérées comme favorisant
l'élévation
spirituelle.
La coudée égyptienne, le nombre d'or, ses règles
de composition, il les considère comme immuables, correspondant à une
organisation structurelle mentale, et en fait les bases de
son travail.
Pour nommer ses pièces il va puiser aux sources de la
civilisation, utilisant des sons primaux (départ commun à tous
les langages), les combinant selon l'énergie ressentie
au contact de l'oeuvre créée, et il constate
avec un sourire qu'au présent les noms donnés
correspondent toujours aux énergies détectées
...
Rotonde du Park Hôtel ouvert tous les jours, sauf lundi, mardi et jours fériés de 10h-12h / 14h-17h30
Voir les photos  |
| |
|
| |
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
LES PHOTOS
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- |
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
| Jean-Claude Reussner, toujours émerveillée
par le mystère de la lumière faisant vivre la matière:
ici le blanc est rendu par un presque noir, ici la lumière
traverse cette matière si dure, y insufflant la transparence... |
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|