• Philippe Bœuf, on se souvient de vous comme un amateur de happening: la dernièrement fois c'était à la galerie des puces, me semble t-il ?
Oui nous avons demandé au public de peindre un meuble, auquel on s'est permis de rajouter une petite touche finale. Le happening c'est souvent l'occasion de faire de grandes fresques dans des lieux atypiques, à des moments particuliers, comme à l'Ile de beauté ou au Haut du Pavé il y a quelques années déjà.
• Quelles sont les techniques que vous utilisez ?
Je fabrique mes supports qui sont en papier et collage. Ensuite je travaille exclusivement, à l'acrylique et aux pigments je fabrique moi même mes couleurs.
• Dans quelle période vous trouvez vous ?
Dans la série que j'expose je travail dessus depuis deux ans. C'est la femme le thème qui m'accompagne depuis quinze ans maintenant et je vais bientôt l'aborder sous un angle différent, mon prochain travail sera un mélange de photo et de peinture. La femme sera toujours présente mais j'ai aussi envie de m'exprimer sur les évènements du quotidien.
• Quelles sont vos influences ?
Il y en a beaucoup. Je pense m'exprimer plutôt par la couleur que par le trait. Ma culture de départ était la figuration libre Combas, Di Rosa, et je reste inconditionnel pas tant de l'œuvre mais surtout de la vie de Picasso, sa ferveur et son acharnement au travail. Je suis aussi très influencé par la peinture florentine, religieuse des XIVème , XVème , et XVIème .
• Avez-vous un souhait à formuler ?
Dans un esprit humaniste je dirai que je souhaite que dans un million d'année il subsiste une de mes toiles, mais simplement pour le fait qu'il existe encore une humanité et des gens qui vivent.
• Y a-t-il une question que vous auriez que je vous pose ?
Non, mais j'aimerai juste rajouter que je n'ai pas choisi de peindre. Comme tous les enfants je griffonnais sur mes cahiers, et je pense avoir toujours préféré inconsciemment ce mode d'expression aux autres jusqu'à ce que je le redécouvre. |