• Lors de votre dernière exposition à Hyères en août dernier au Moulin des Contes
(
voir le reportage d’Olivier) vous présentiez principalement des paysages et des marines mais vous aviez annoncé vouloir travailler sur les rues de la vieille ville.
Le projet a donc abouti.
A ce moment je ne savais pas encore que j’aurai la chance d’exposer cette année dans le cadre magnifique de la Tour des Templiers, mais le travail était en cours : il me faut souvent plusieurs tableaux pour arriver au résultat que je souhaite car je travaille d’un jet « à la prima » sans laisser sécher les couleurs.
• Des personnages apparaissent de plus en plus dans vos compositions sans pourtant aller vers l’anecdote...
Alors que par ailleurs j’ai beaucoup travaillé le portrait, les personnages présents dans mes tableaux n’ont que des visages esquissés ; Ils s’intègrent pour donner une dynamique au décor et souligner les perspectives mais sont traités comme les autres éléments en à-plats pour privilégier l’émotion de la lumière.
• En regardant vos toiles, on a l’impression de découvrir « Hyères la Blanche ».
Est-ce l’origine italienne de votre famille qui vous fait idéaliser un monde méditerranéen où la lumière est primordiale ?
Dés 15 ans j’ai commencé avec de nombreux peintres hyèrois et toulonnais à peindre de manière académique et je ne cesserais d’étudier et de chercher à m’améliorer.
Dans les années 80, j'ai trouvé mon style, je me sens plus libre, les couleurs vives et la perspective entrent alors en action, dans mes toiles.
• Lors du vernissage de cette exposition, François Carrassan, adjoint à la culture, a dit de vous « C’est un peintre qui a besoin d’être heureux en peignant, on est ici aux antipodes des déchirements romantiques ; c’est une peinture simple et paisible, sincère, celle de la vie présente et passagère... »...
Je travaille beaucoup, car la peinture est exigeante, elle demande du métier et de l’obstination. Je donne des cours de dessin et de peinture de moins en moins il est vrai.
Je me sens bien dans ma peinture ; j’ai signé un pacte avec ce métier, je me suis engagé dans ma passion, je lui ai tout donné comme on pourrait le faire, pour qu’une amitié s’installe.
La peinture m’équilibre et m’apporte ce dont j’ai besoin pour m’épanouir.
J’essaie de faire une peinture sincère avec un minimum de coup de pinceaux,- comme d’autres ont besoin de chanter ou d’écrire.-pour rééquilibrer le monde à ma manière, rester enfant, et sauver une part de rêve.