LE FESTIVAL DE LA CHANSON FRANCAISE
Du 02 au 21 août 2005 |
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LES PHOTOS
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Première partie : Frédéric Messadi
Pour cette soirée placée sous le signe de la voix, c’est le baryton basse, Frédéric Messadi qui a eu la lourde charge de la première partie d’un intriguant Octave Octavia très attendu.
En tandem avec Marc Boscherini au piano, avec lequel il était déjà venu au festival de la chanson française l’an dernier pour accompagner un autre artiste (Le jeune Lucas… si mes souvenirs sont bons…), Frédéric Messadi est cette année sur le devant de la scène et pose sa voix puissante et rauque (sexy à vous faire chavirer mesdames) sur les chansons d’Aznavour, Gainsbourg et Eddy Mitchel. Petite entorse minimisée à la chanson française car le refrain est en français, il fera une interprétation parfaite de « n’oubliez jamais » de Joe Cocker pour laquelle sa voix semble toute appropriée. Le seul point négatif c’est que Frédéric Messadi n’est pas un showman, cette fois il est (presque) tout seul et visiblement un peu intimidé et que sa voix mériterait peut-être d’être accompagnée par des choristes et plus de musiciens, quelque chose de plus ambitieux, soyons fous, car la configuration de ce soir était peut-être plus adaptée au café-concert ou cabaret intimiste qu’à la scène pas si petite que ça de la place de la République. |
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Rapellé par le public, Frédéric Messadi reviendra « a capella » avec un texte de Jean-Jacques Goldman« Ton fils », montrant par là qu’il n’est pas non plus qu’un chanteur à voix mais qu'il sait aussi choisir ses textes. |
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Deuxième partie : Octave Octavia
C’est Octavia que nous découvrons d’abord, très glamour dans son fourreau en paillettes (si l’on fait abstraction de sa barbichette), jouant de son boa en plumes, elle chante « Femme » de Nicole Croisille et descend les marches de la scène venant au contact du public... à la recherche… d’une victime… Soigneusement choisi sur le banc des élus, « les plus marrants… » comme elle dit, c’est un certain Alain qui fera les frais des caprices de la rousse diva avant une intervention divine salvatrice, une voix descendue du ciel réclamant du changement à notre hôtesse flamboyante. Notre malheureuse victime, "du banc des fayots" précise la rouquine, sera alors chargée de jouer l'assistant à l’effeuillage, pour extraire la chanteuse de son fourreau, laissant découvrir des jambes galbées à vous en faire crever de jalousie mesdames. Octavia entame alors sa métamorphose, sur scène, elle se démaquille et se change, laissant progressivement la place à Octave, l’autre en elle, à moins que ce ne soit l’inverse... Et la voix chaude et grave d’Octave se fait entendre. A l’opposé d’Octavia scandaleusement sulfureuse, Octave est mâle, très mâle, 100% testostérone, dur de dur, et tout comme Octavia, il a la tchatche comme on dit chez nous. Vous l’aurez compris ils sont l’un par rapport à l’autre comme le jour et la nuit. En revanche ils ont un point commun, l’art de jouer de toutes les situations et ils sont passés maîtres de l’improvisation et de la répartie comme c’est souvent le cas chez les artistes de cabaret à l'imagination toujours débordante.
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Mais les personnages "à l’intérieur" de Jean-Marie Ebelé ne sont pas que deux, une incroyable cantatrice suisse fait également partie du tableau. Hilarante et affreusement sans gêne, outrancière, la cantatrice n’en pousse pas moins sa voix époustouflante très haut dans les aigus, on est soufflé. Après s’être choisi une deuxième victime, en la personne de Roger, chargé de meubler pendant le changement d’apparence de l’artiste, ce dernier entamera une véritable séance de coaching du public pour se préparer une ovation délirante, privilège réservé habituellement aux superstars de légende. Il lui fallait pour cela un personnage culte, le king, Elvis ! Un peu aidé d’une moumoute aux airs de rat crevé et d’une veste strassée au col démesuré plus vraiment de première jeunesse et quelques rubans de papier toilette en guise de foulards de soie, notre Elvis de fortune se lance dans un « My Way » destiné à marquer l'histoire et qui lui offrira son ovation. Mais le public n’en a pas eu assez et c’est après le très émouvant « Je ne suis qu’une chanson » de Ginette Réno puis « New York New York » que l’artiste terminera son incroyable spectacle. Et comme il ne s’arrête jamais, il s’est ensuite lancé dans une séance de dédicaces fort sympathique ou chaque signature avait son petit mot personnalisé, il n’a d’ailleurs pas oublié sa copine Roger… |
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