Fredrika Stahl : l’étoile montanteFredrika Stahl présentait vendredi soir son dernier album lors d’un concert exclusif au Théâtre Denis. Rencontre avec une artiste accomplie. Avant de monter sur scène, l’étoile montante suédoise a bien voulu répondre à quelques unes de nos questions : Vos deux premiers albums étaient plutôt jazz, qu’est ce qui vous a donné l’envie d’évoluer vers des mélodies plus pop? L’indépendance donne peut être un côté plus pop. Au départ, je travaillais avec des musiciens de jazz, en guitare ou piano voix tandis que j’ai passé un an à écrire ce dernier album et à faire des maquettes avant même de le faire écouter à quelqu’un donc il y avait à la base déjà des lignes directives très pop dans ces maquettes. Comment s’est passé la préparation de cet album justement? Pour les albums précédents, on entrait en studio et on faisait un enregistrement live. Sur ce dernier album, j’ai déjà travaillé sur les maquettes de mon côté et en arrivant en studio j’avais toutes les sessions, les structures et les tempos. C’est la démarche opposée. Quelle est la part de culture française dans votre musique? D’abord tout le métissage de la musique vient d’ici. En Suède il y a une culture très pop, des influences américaines mais globalement ça reste très Suédois. Paris est un point de rencontre pour les musiciens du monde entier. Quand j’ai fait mon deuxième album et que je tournais, j’avais des musiciens japonais, italiens, brésiliens, norvégiens, c’était très cosmopolite et ce ne serait jamais arrivé en Suède. J’aime bien mélanger les différentes cultures musicales. Sur cet album là Eric Lenini, artiste belge, a fait les arrangements de cordes et de cuivres et puis sinon je ne travaille qu’avec des français donc je ne pense pas du tout que ça peut avoir le même son qu’une production suédoise. Etes-vous autant reconnue en Suède qu’en France? Vous êtes avant tout chanteuse ou musicienne? L’une de vos chansons « Twinkle » connaît beaucoup de succès dans une publicité télévisée. D’où vient cette chanson? En fait, Twinkle est une reprise de la comptine « A vous dirais-je maman » qui a été commandée pour la publicité. Plusieurs artistes étaient sur le coup et ils ont choisi ma version. Je l’ai complètement déstructurée. Ce n’était pas évident de casser cette comptine car elle est très célèbre dans les pays du Nord mais je me suis beaucoup amusée. Vous êtes déjà venue ici? Oui, on a joué l’an dernier aux voix du Gaou. A Avignon aussi mais c’est la première fois que je viens à Hyères. Avez-vous une habitude avant de monter sur scène? Oui, je n’ai pas de tic ou de choses que je suis obligée de faire mais je me maquille. Plus que du maquillage, c’est le moment où je suis toute seule et je me prépare. Personne ne me dérange. C’est un moment de concentration qui me met en condition pour la scène. Sinon, je m’échauffe et j’essaie de ne pas réfléchir. Il faut que je mange aussi, je déteste avoir faim sur scène. Article publié le 21 mars 2011 par Julie Gruhier
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Tandem a une fois encore frappé fort vendredi soir au Théâtre Denis. Dès 21h, l’excellente première partie du groupe Red Rails programmée par l'association, a vite donné le ton. Aux manettes : Baltazar Montanaro Nagy, violoniste « provençalo-hongrois » accompagné du japonnais Tadahiko Yokogawa, l’un des maîtres de la musique acousmatique réputé pour ses sons innovants. Le résultat : une musique expérimentale, sorte d’ovni musical né de jeux d’improvisation qui crée surprises, plaisir et émotions. 


























