Au sein de l'Union Européenne, chaque pays défend ses interêts à plusieurs niveaux, chefs d'état et de gouvernement, ministres, assemblées élues, organismes socio-professionnels.
Les décisions sont prises démocratiquement à 15 :
à l'unanimité pour les questions fondamentales ou l'adhésion de nouveaux pays.
à la majorité pour les décisions plus courantes.
Tous les six mois les états membres sont réunis en sommet pour fixer les grandes orientations de l'Union Européenne.
Pour la France, le Président de la République fixe les orientations de la politique européenne, le premier ministre les définies et les mets en oeuvre, le ministre des affaires étrangères en assure le suivit et le ministre délégué aux affaires européennes informe les élus et les citoyens de l'évolution de la politique européenne française, de la position prise par le gouvernement et il gère également la contribution française au budget européen.
Au quotidien, les intérets français sont défendus auprès des institutions européennes par une ambassade permanente appelée Représentation premanente (RP).
Au niveau mondial les intérets de l'Europe sont défendus par le conseil européen.
Le Conseil de l'Union européenne est l'institution décisionnelle principale de l'Union européenne. Il représente les États membres, arrête les actes juridiques: les règlements, les directives, les décisions. Il dispose d'un pouvoir quasi législatif, qu'il partage avec le Parlement européen. Il exerce également, avec le Parlement, le pouvoir budgétaire. Le Conseil arrête les accords internationaux négociés au préalable par la Commission.
Chaque pays de l'Union exerce la présidence, par rotation, pour une durée de six mois. Les décisions du Conseil sont préparées par le comité des représentants permanents des Etats membres (Coreper), assisté par des groupes de travail composés de fonctionnaires des ministères nationaux. Le Conseil dispose également d'un secrétariat général, établi à Bruxelles, qui prépare et exécute les décisions.
Le Conseil européen se réunit au moins deux fois par an et il est le centre d'impulsion des principales initiatives politiques de l'Union et l'organe d'arbitrage des questions litigieuses qui n'ont pu trouver d'accord au sein du Conseil de l'Union européenne.Le Conseil européen aborde également les problèmes d'actualité internationale à travers la politique étrangère et de sécurité commune, la PESC, mécanisme de rapprochement et d'expression d'une diplomatie commune des Quinze.
Il compte, comme membre de droit, le président de la Commission et le président du Parlement européen est écouté à chaque Conseil européen et permet aux chefs de l'exécutif de se rencontrer et d'évoquer ensemble les plus importants dossiers traités au niveau de la CEE.
Le Parlement européen est l'organe d'expression démocratique et de contrôle politique des Communautés européennes, qui participe également au processus législatif.
Le Parlement exerce conjointement avec le Conseil une fonction législative : il participe à l'élaboration des directives et des règlements communautaires en se prononçant sur les propositions de la Commission européenne, que celle-ci est invitée à modifier pour tenir compte de la position du Parlement.
Le Parlement partage également avec le Conseil le pouvoir budgétaire : il adopte le budget de la Communauté. Il a aussi la possibilité de le rejeter, ce qui s'est déjà produit à plusieurs reprises. Dans ce cas, toute la procédure budgétaire est à recommencer.
Enfin, le Parlement est l'organe de contrôle démocratique de la Communauté : il approuve la désignation du Président de la Commission, il dispose du pouvoir de renverser celle-ci en adoptant une motion de censure à la majorité des deux tiers. Il se prononce sur son programme et lui adresse ses observations.
Le traité d'Amsterdam établit que le Parlement européen élaborera un projet en vue d'organiser son élection au suffrage universel suivant des "principes communs à tous les Etats membres".
Le Parlement contrôle la bonne marche des politiques communautaires en se fondant notamment sur les rapports de la Cour des comptes. Il contrôle également la gestion quotidienne des politiques, notamment en posant des questions orales et écrites à la Commission et au Conseil.
La Commission européenne est l'un des organes clefs du système institutionnel communautaireet elle jouit d'une large indépendance dans l'exercice de ses attributions. Elle incarne l'intérêt communautaire et ne doit se soumettre à aucune injonction de l'un ou l'autre État membre. Gardienne des traités, elle veille à la mise en oeuvre des règlements et des directives adoptés par le Conseil et peut recourir à la voie contentieuse devant la Cour de justice pour faire appliquer le droit communautaire. Disposant du monopole de l'initiative législative, elle peut intervenir à tout moment pour faciliter un accord au sein du Conseil et entre celui-ci et le Parlement. Organe de gestion, la Commission exécute les décisions prises par le Conseil, par exemple dans le domaine de la politique agricole commune. Elle dispose d'un large pouvoir dans la conduite des politiques communes dont le budget lui est confié : recherche et technologie, aide au développement, cohésion régionale, etc.
La Cour de justice des Communautés européennes, son rôle est d'assurer le respect du droit dans l'interprétation et l'application des traités. A cette fin, elle peut constater le manquement d'un Etat membre à l'une des obligations qui lui incombent en vertu des traités; contrôler la légalité des actes des institutions moyennant le recours en annulation; elle peut aussi constater la carence à statuer du Parlement européen, du Conseil ou de la Commission.
La Cour de justice est également la seule instance compétente pour statuer à la demande des juridictions nationales, sur l'interprétation des traités ainsi que sur la validité et l'interprétation des actes pris par les institutions. Ce système garantit au droit communautaire une interprétation uniforme et une application homogène dans l'ensemble de la Communauté.
Le traité d'Amsterdam permet explicitement à la Cour de se déclarer compétente pour vérifier que les actes communautaires respectent les droits fondamentaux. Il étend également ses compétences dans le domaine de la liberté et de la sécurité des personnes.
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