LE FESTIVAL DE LA CHANSON FRANCAISE
Du 02 au 21 août 2005
 
ISABELLE BOULAY

J’ai longtemps hésité à savoir si j’allais ou non écrire quelque chose sur ce concert…
Et puis finalement, il n’y a pas de raison je dirais ce que je pense.
Si tout l’ensemble de ce festival c’est déroulé sans accroc dans la joie et la bonne humeur, il n’en a pas été de même pour le concert d’Isabelle Boulay. Ce concert a été expédié et ce sans le moindre respect du public, Isabelle Boulay est repartie comme elle est venue, sans la moindre considération pour personne.

Pour commencer, madame est arrivée sur scène sans la moindre présentation, ce qui d’entrée de jeu l’écarte du festival, duquel elle fait bien peu de cas. Or il aurait pu être judicieux de rappeler que les canadiens aussi parlent français. Avec seulement quelques variations de vocabulaire et un accent différent du notre, qu’ils perdent d’ailleurs quand ils chantent mais c’est bien du français et la chanson française c’est également la francophonie.
Mais non, Isabelle Boulay est allée directement à l’essentiel parce que parait-il, Madame est fatiguée, lasse de sa tournée, et voudrait rentrer chez elle. Ce que l’on peut tout à fait comprendre, les artistes sont des êtres humains comme les autres, mais il s’agissait justement de son dernier concert, elle aurait pu faire un effort.

A la fin de son tour de chant d’une platitude inégalable, beaucoup sont partis pour cause d’ennui, déçus, les réflexions allaient bon train dans le public, de toute façon il n’aurait eu aucun intérêt à rester jusqu’au bout puisque Madame a également refusé toute séance de dédicace, à l’exception des quelques privilégiés, uniquement les amis de la sécurité personnelle d’Isabelle Boulay.
La sécurité, parlons-en justement… La chanteuse n’est pas venue seule mais avec un staff de cerbères aux consignes draconiennes. Je vous éviterais le récit de mon propre cas qui fut mémorable j’ai été éjectée sans ménagement avec interdiction de faire quoi que ce soit et aucune chance de m’expliquer. Mes collègues photographes (Mairie et Var matin) furent éjectés après 3 chansons, c’était n’importe quoi et cela conforte bien mon opinion sur l’accessibilité et la générosité de la chanteuse. Enfin après avoir digéré ma mésaventure, je peux vous garantir que ce n’est pas ce qui motive ma critique, ce qui la motive c’est que je suis la seule personne qui est suivi le festival de la chanson française dans son intégralité et que j’ai donc les moyens de comparer. D’où l’arrivée tardive de cet article par rapport à la date du concert, je voulais avoir toutes les clefs en main. Tous les artistes de ce festival se sont donnés pleinement à leur public, ils ont tous été agréables avec tout le monde, et ont tous donné des séances de dédicaces, y compris Yves Duteil, Claude Barzotti, Nadiya, Eve Angeli et Jeane Manson qui ont eu affaire à des milliers de personnes en comparaison des 750 courageux spectateurs venues voir Isabelle Boulay. Leur billet d’entrée payant ne leur autorisant même l’espoir d’un éventuel autographe.

Ecartant au maximum la presse locale, ordonnant des restrictions photos, aucune chance d’interview même pour Var Matin, je vous rappelle que notre rôle c’est de faire la promotion des concerts pour que vous veniez nombreux (est-il nécessaire de préciser que les vedettes ne sont pas bénévoles…) et que nous vous rapportions ensuite de jolies photos souvenirs et un petit article qui contribue à quoi, eh bien à la popularité des artistes, à vous donner envie d’aller au prochain concert, d’acheter leurs albums, etc...
Mais non, moi j’ai été virée parce que les canadiens ne connaissent pas Hyères Le Mag (on s’en serait douté…), le photographe de Var Matin a été obligé de montrer ses fiches de paie, et n’a eu droit qu’à 3 chansons pour faire ses photos, du complet délire. La scène surdimensionnée était mal agencée, le seul espace accessible aux photographes qui avaient la chance d’être autorisés se situait devant l’espace des personnes à mobilité réduite et il était donc impossible de ne pas les gêner.
Bref, l’équipe Boulay en a fait des tonnes, et la chanteuse n’a fait aucun cas du public en dehors de son tour de chant qui assure bien entendu sa popularité et son cachet. Elle qui donne une image de l’anti-star proche de son public, généreuse et tout le toutim, n’est en réalité (d’apparence), rien de tout cela (je ne demande qu’à me faire démontrer le contraire, mais vous aurez bien du mal).
Les témoignages que j’ai pu recueillir auprès de l’organisation municipale et le staff hyérois de sécurité (ce dernier qui est en revanche sympathique et délicat, efficace sans aucun excès de zèle, non je ne passe pas de la pommade, je dis sincèrement ce que je pense.) m’ont confirmé que l’ambiance qu’il a régné pendant ce concert n’a rien eu d’agréable et de sympathique et que cet événement laissera un mauvais souvenir à tous, beaucoup n’ont même pas pu approcher la chanteuse à moins de plusieurs mètres, alors que tous ont circulés librement autour de tous les autres artistes du Festival.
Forcément, Isabelle Boulay est en revanche la seule artiste du festival qui ai pensé à remercier la sécurité, grâce à qui elle a bien évidemment pu rester dans sa bulle.

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