LE PAPILLON RAVAGEUR DE PALMIERS MENACE LE PAYSAGE HYEROIS |
Les 7000 palmiers Hyèrois seraient ils toujours menacés par le papillon venu d’ailleurs ? |
| |
 |
5 ans déjà que le Paysandisia Archon, papillon ravageur des palmiers a fait son apparition dans notre région. Apparut en juillet 2001, ce papillon fut introduit sur notre territoire par l’importation de palmiers d’Argentine. Alors qu’il n’est pas dangereux dans son pays d’origine, il s’avère être un grand danger ici où il n’a pas d’ennemi endémique. On parle de catastrophe écologique si rien n’est fait.
La municipalité de Hyères, ville emblématique des palmiers, a pris la décision de mener des recherches afin d’éradiquer ces papillons qui bien que très beaux, sèment la terreur dès leur arrivée en juin.
Dès la fin du premier été ravageur en 2001, la mairie a réunit scientifiques, pépiniéristes et responsables administratifs afin d’établir un plan d’action et d’éradication.
La première étape fut celle du bilan après l’arrivée du papillon la première saison. L’intérêt était de mesurer l’étendue du phénomène et la progression géographique de l’invasion au cours de l’été. Une nouvelle étape obligatoire s’est alors vite profilée, celle de l’observation de l’espèce. Il fallait connaître la biologie du papillon afin d’envisager des solutions de lutte.
Les papillons ont donc étés mis en culture afin qu’ils puissent se reproduire artificiellement et délivrer leur secrets. L’étude biologique était donc sérieusement engagée mais on savait déjà alors que plusieurs années seraient nécessaires avant l’élaboration de premiers produits.
|
|
Le projet est rapidement devenu coûteux pour la mairie qui a du financer par avance le projet afin de pas perdre du temps dans la recherche. Déjà 72 000 € investit depuis les premières recherches, la mairie de Hyères compte par la suite sur le soutien de la région, du département et de la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM). Des budgets européens ont étés sollicités mais le projet à échoué, faute de l’adhésion de suffisamment de pays membres.
La ville fait par la suite appel à VEGETECH, une entreprise privée qui assure l’observation biologique des papillons, puis à NPP (Natural Plant Protection), une société de Pau spécialisé dans la conception de biopesticides. Après trois années de travail acharné, il s’avère qu’une solution biologique relativement efficace existe contre le papillon des palmiers. Il s’agit d’un insecticide biologique préventif assurant plus de 80% de succès dans son utilisation. C’est donc un véritable succès pour ce combat solitaire de la mairie de Hyères contre le papillon mangeur de palmiers.
Pour autant, il reste à braver les lenteurs administratives du pays pour pouvoir homologuer le produit. Cette phase finale, très coûteuse est aussi très longue et peut s’étendre entre 1 et 5 ans. La mairie espère maintenant deux choses, avoir assez de financement pour assurer la pérennité de l’étude entreprise et obtenir dans les meilleurs délais l’homologation et la mise sur le marché de son produit.
|
| |
Par Charles  |
| |
|
| |
|