Statut de conservation de l'espèce :
Cette espèce est en déclin en Europe. L'oiseau est nicheur et à surveiller en France. Moins de 10% de l'effectif nicheur européen est présent en France.
Les jeunes quittent le nid avant de savoir voler et sont parfois ramassés par les particuliers non initiés (dénichage passif). Plus de 70 jeunes petits-ducs sont ainsi recueillis chaque année au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Buoux.
Les principales causes du déclin de l'espèce sont la raréfaction des gros insectes due à l'emploi massif de produits phytosanitaires et la destruction des terrains de chasse (friches, prairies), mais aussi la prédation par des animaux domestiques, tout particulièrement le chat domestique.
Distribution et évolution des effectifs dans la région PACA :
En PACA il y aurait entre 3 500 et 4 000 couples avec des disparités entre les départements de basse et de haute altitudes. En effet, le petit-duc ne niche pas au-delà de 1 300 m. dans le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence et Gap, les Hautes-Alpes. Dans le Var, le petit-duc était très abondant au siècle dernier (PELLICOT in ORSINI, 1996). Actuellement, c'est un nicheur commun sur tout le département jusqu'à 1 000 m. d'altitude. En 1977, CHEYLAN signalait la présence de 11 à 14 couples sur l'île de Port-Cros (6,4 km²) tandis que VIDAL (1986) avançait le nombre de 29 couples sur cette même île en 1983 et attribuait cette augmentation à la pose de 20 nichoirs.
L'hivernage régulier de 1 à 3 oiseaux sur l'île de Port-Cros, et probablement sur les autres îles au large d'Hyères, mérite d'être mentionné (ZAMMIT, 1998).
Dans les Bouches-du-Rhône, l'espèce est largement répandue autour d'Aubagne, de Marseille et d'Aix-en-Provence mais une forte régression est signalée en Camargue d'où il semble avoir disparu à la fin des années 1990. Dans le Vaucluse, l'espèce est présente surtout dans l'est du département et manque dans les régions de viticulture intensive.
Source : LPO PACA