PROSERPINE DANS « Y’A PAS DE FUMEE SANS FEU DE DIEU »
Le 27 Janvier 2006 au Théâtre Denis - Par l’Apprentie Compagnie
 

Distribution :
Mise en scène : Hélène Ninerola
Interprétation : Caroline Obin
Création lumière : Pierre-Yves Lohier
Création sonore : Vincent Granger
Décor : Ghislaine Herbera
Régie générale : Pierre-Yves Lohier et Annette Zinglé

Proserpine est interprétée par Caroline Obin, formée au Centre National des Arts du Cirque de Châlons en Champagne dont elle est diplômée (1991/1996) comme clown, cordéliste et fildefériste. C’est avec Catherine Germain et François Cervantès qu’elle accomplira sa formation de clown et créera le personnage de Proserpine qui poursuit depuis ses pérégrinations à travers différentes créations circassiennes, cabarets et laboratoires clownesques, en France et à l’étranger.
Une tente s'agite, gesticule, témoin d'un réveil étriqué et difficile. Proserpine en surgit, mal fagotée, coiffée d'une toque fourrée, l'air
hagard. Assistant au pipi du matin,  rendu difficile par les conditions

 
climatiques comme on peut l'imaginer, nous voilà immédiatement dans le vif du sujet. Car oui, Proserpine vit dehors, trimballant sa solitude et son bric à brac, et se livre telle quelle, sans chichis ni fausse pudeur. Méconnaissable sous son accoutrement et son maquillage de clown gai, Caroline Olbin campe ce personnage attachant qui nous fait partager son intimité brute au présent simple teinté de philosophie du besoin. Appuyant les difficultés de cette vie de misère par des enchaînements de gags, nourris de la tradition clownesque mais aussi d'autres disciplines du cirque, le personnage fait rire, jaune ou à gorge déployée, mais on rit ! Situations incongrues, effets visuels, ou simple burlesque, Proserpine fait rire, interroge, dérange aussi (nos esprits étriqués). D'un spectateur elle fait son voisin (bravo au monsieur qui s'est tellement bien pris au jeu), qu'elle sollicite, invective, accuse d'avoir pété à sa place (y en a-t-il qui se reconnaissent ?). Oui c'est bien en nous-mêmes que ce personnage nous projette... par son impudeur et avec le rire Proserpine met à nu non seulement son intimité quotidienne mais aussi les tréfonds de celle de l'humanité. Un spectacle réjouissant, libérateur, et haut en couleurs ! A consommer sans modération.
 
 
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LES PHOTOS
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Photos Nathalie Thomas
  
      
  
     
 
      
  
      
   

      

 
       
 
      
 
     
 
     
 
     
 
     
 
     
 
 
     
 
     
 
     
 
     
 
 
 
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