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Distribution :
Mise en scène : Hélène
Ninerola
Interprétation : Caroline Obin
Création lumière : Pierre-Yves
Lohier
Création sonore : Vincent Granger
Décor : Ghislaine
Herbera
Régie générale :
Pierre-Yves Lohier et
Annette Zinglé
Proserpine est interprétée
par Caroline Obin, formée au Centre
National des Arts du Cirque de Châlons
en Champagne dont elle est diplômée
(1991/1996) comme clown, cordéliste
et fildefériste. C’est avec
Catherine Germain et François Cervantès
qu’elle accomplira sa formation de
clown et créera le personnage de Proserpine
qui poursuit depuis ses pérégrinations à travers
différentes créations circassiennes,
cabarets et laboratoires clownesques, en
France et à l’étranger.
Une tente s'agite, gesticule, témoin
d'un réveil étriqué et
difficile. Proserpine en surgit, mal fagotée,
coiffée d'une toque fourrée,
l'air
hagard. Assistant au pipi du matin, rendu
difficile par les conditions
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climatiques comme on peut l'imaginer, nous voilà immédiatement dans le vif du sujet. Car oui, Proserpine vit dehors, trimballant sa solitude et son bric à brac, et se livre telle quelle, sans chichis ni fausse pudeur. Méconnaissable sous son accoutrement et son maquillage de clown gai, Caroline Olbin campe ce personnage attachant qui nous fait partager son intimité brute au présent simple teinté de philosophie du besoin. Appuyant les difficultés de cette vie de misère par des enchaînements de gags, nourris de la tradition clownesque mais aussi d'autres disciplines du cirque, le personnage fait rire, jaune ou à gorge déployée, mais on rit ! Situations incongrues, effets visuels, ou simple burlesque, Proserpine fait rire, interroge, dérange aussi (nos esprits étriqués). D'un spectateur elle fait son voisin (bravo au monsieur qui s'est tellement bien pris au jeu), qu'elle sollicite, invective, accuse d'avoir pété à sa place (y en a-t-il qui se reconnaissent ?). Oui c'est bien en nous-mêmes que ce personnage nous projette... par son impudeur et avec le rire Proserpine met à nu non seulement son intimité quotidienne mais aussi les tréfonds de celle de l'humanité. Un spectacle réjouissant, libérateur, et haut en couleurs ! A consommer sans modération. |