La ville fortifiée d'Olbia fut fondée par les Grecs de Massalia en 350 av JC et constitue le seul cas en France de ville grecque préservée dans sa totalité. Les fouilles menées sur ce site ont permis de retracer l'évolution de l'agglomération à travers plusieurs siècles et de mettre au jour : maisons, rues, monuments cultuels et thermes des époques grecque et romaine. Des vestiges médiévaux ont aussi été découverts, ceux de l'abbaye de Saint-Pierre de l'Almanarre.
le site archéologique d'Olbia, ancien comptoir de la cité de Marseille, juxtapose des éléments grecs, romains et médiévaux. Située au bord du golf de Giens, à Hyères, sur la route des comptoirs entre Nice et Marseille, Olbia (« la Bienheureuse », en grec) est évoquée par Strabon (Ier siècle avant J.C.) dans sa Géographie.
Plusieurs périodes ont marqué l'histoire d'Olbia . Fondée par les Phocéens aux alentours du IVème siècle avant J.C., la première colonie est une escale fortifiée, destinée à recevoir en toute sécurité les navires en provenance de Marseille, notamment vis-à-vis des pirates et des populations celto-ligures.
La défaite de Pompée, soutenu par Marseille, provoque la romanisation des comptoirs méditerranéens. Olbia est rattaché à la colonie d'Arles dans la seconde moitié du Ier siècle avant J.C. et demeure une cité commerciale florissante. La conquête et la prospérité d'Olbia se manifestent par des thermes et une réhabilitation du port. Olbia ne survit pas à la chute de l'Empire romain d'Occident et la ville est abandonnée jusqu'au XIIIème siècle, marqué par l'arrivée de moniales cisterciennes : l'abbaye Saint-Pierre de l'Almanarre est fondée en 1223. Mais les maux du XIVème siècle (épidémie, mauvaises récoltes, instabilité politique) ont raison de la persévérance des moniales, qui quittent définitivement le site. |
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