LE FESTIVAL DE LA CHANSON FRANCAISE
Du 02 au 21 août 2005 |
|
| |
|
| |
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
LES PHOTOS
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- |
| |
 |
Première partie : Trio Caron
Une surprise était au rendez-vous ce soir, avec la présentation tardive de la marraine du Festival de la Chanson Française, car vous l’ignoriez sûrement tout comme moi, mais c’est la comédienne Amarande qui est la marraine de ce festival et elle était présente dans le public ce soir, avec sa fille, comédienne également, qui sortait à peine d’un tournage d’un des volets du téléfilm « Louis la brocante ».
Place à la musique, c’est un peu de fraîcheur venue du Grand Nord qui s’est attardée un temps trop court sur la scène de la place de la République, avec le trio Caron en provenance directe du Québec, habitué à des températures polaires (et l’été indien alors ?), ils pourront « chanter sans risque d’avalanches » réchauffés par les projecteurs hyérois. Certes l’accent québécois n’a pas la chaleur « muy caliente » des latinos mais il a ce petit je ne sais quoi d’attendrissant un peu comme l’accent du pays de provence cher à nos coeurs. En plus de leur charme linguistique indéniable, le trio a également beaucoup d’humour et sait user des différences de nos deux contrées, voire du cliché canadien, pour se jouer du public et faire rire à foison. Après une chanson de Richard Desjardins « Quand j’aime une fois j’aime pour toujours » popularisée par l’interprétation qu’en a fait Cabrel avec son accent bien à lui, c’est au tour de l’accent québécois de lui faire honneur, avant de laisser la place à un échantillon de folklore canadien très entraînant. |
|
| |
Mais le trio n’est pas que troubadour comme il aime à se qualifier, Denis Caron est également auteur-compositeur et se sont ses propres compositions que nous avons pu découvrir par la suite. J’ai eu un petit faible pour la chanson « En même temps que tout le monde » qui lui a été inspirée par un ami lui ayant fait remarquer que quoi que l’on fasse dans l’année, on arrive quand même à Noël en même temps que tout le monde, une phrase qui a amené l’auteur à relativiser. Très applaudit par le public, le trio « repartira avec des suppléments de bagages, tant pis » faisant au passage un gros bec (bisous en français, pour les derniers qui l’ignoreraient encore) à Gérard Michel grâce à qui doivent d'avoir été programmés au sein de ce festival. |
| |
|
| |
La marraine du festival, Amarande, accompagnée d'Alain Robert, adjoint à l'événementiel et responsable de ce festival. |
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- |
| |
 |
Deuxième partie : François Deguelt
La deuxième partie de soirée était consacrée à un grand monsieur de la chanson française, et ceux qui ne le connaissent pas de nom connaisse obligatoire au moins l’un des titres qui a contribué à sa popularité « Le ciel, le soleil et la mer ». A 73 ans, François Deguelt qui n’a rien perdu de sa voix, compose toujours et fait toujours de la scène comme ce fût le cas ce soir. Il ne fait pas que chanter, il joue aussi la comédie, met en scène les personnages des histoires qu’il chante par la suite, conte Verlaine, raconte les histoires de ses propres chansons, les circonstances dans lesquelles elles ont été écrites, il chante ses chansons mais aussi celles de Françis Lemarque et Bernard Dimey. Ce dernier qui visiblement est très apprécié des artistes participants à ce festival de la chanson française puisque la première partie de soirée de vendredi 19 août lui sera consacrée à travers la voix de Valérie Mischler et en deuxième partie il sera également présent au répertoire de Jean-Pierre Laurant. François Deguelt d’ailleurs racontera avec nostalgie, comment Dimey les enquiquinaient lui et ses amis, systématiquement vers trois heures du matin, pour faire écouter ses textes, jusqu’à ce qu’un jour ils reconnaissent par hasard l’un d’entre eux à la radio à leur grande surprise. Suite à cette séquence souvenir, c’est avec « Syracuse » l’un des textes les plus populaires de Dimey généralement attribué à tort à Henri Salvador, qu’il récoltera une salve d’applaudissement chaleureux. Mais à peine avait-il commencé une de ses propres composition « la ballade du vieux Montmartre» qu’un gros
|
|
| |
grain venu de nullepart a perturbé le concert. Impassible, Deguelt qui a rassuré le public à continué de chanter, refusant avec humour d’être le chanteur qui fait pleuvoir. Et il a eu raison car l’orage est passé, le laissant continuer, pour le plus grand bonheur de ses nombreux admirateurs qui l’aurait écouté pendant des heures, alterner ses chansons puis des histoires et des petites tranches de vie, partagées intimement avec le public qui semblait avoir une réelle complicité avec l’artiste. Visiblement les chansons de Deguelt sont liées au public, beaucoup ont grandi avec, se sont rencontrés, aimé, ont vécu des moments difficiles, se sont identifiés à ses chansons et il sont venus le lui dire avec affection ce soir, lui réservant une ovation.
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
ACHETER LES ALBUMS DE CES ARTISTES
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- |
| |
|
| |
|
| |
|
|