LE FESTIVAL DE LA CHANSON FRANCAISE
Du 02 au 21 août 2005 |
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LES PHOTOS
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Valérie Mischler
C’est une chanteuse au départ toute timide à l’image du public, que nous découvrons pour cette première partie de soirée majoritairement consacrée à Bernard Dimey. Accompagnée par Catherine Bedez au piano, Valérie Mischler chante un répertoire méticuleusement trié sur le volet des textes de Dimey et épouse progressivement les chansons de celui-ci n’ayant rien perdu de son passé de comédienne. Elle danse, joue et sert à merveille les textes de l’auteur qui semble avoir été faits pour elle, sa voix légèrement tremblotante de trac entre les chansons se fait instantanément sûre, claire et puissante dès qu’elle chante. Elle séduit sans mal le public un peu réservé au départ, l’embarquant dans son voyage au cœur de l’univers de Dimey. On la suit dans son périple, soufflant le chaud et le froid, incarnant une femme de bien peu de vertu avec « les plafonds », laissant la place à l’émotion avec « j’aimerais tout savoir » et repartant dans l’humour avec « la dame aux camélias », puis c’est dans un univers plus sombre qu’elle nous entraîne avec « si tu me paies un verre » repartant dans la dérision avec « Fredo », avant d’entonner l’inquiétant « l’enfant maquillé ». Puis elle reprend de plus belle avec l’hilarant et théâtral « le cul de ma sœur » et c’est déjà la fin mais le public emporté par la fougue de Valérie en redemande et il sera servi, elle reviendra alors pour chanter le sulfureux « Barbara strip » qui enflamera ces messieurs avant de se faire plus douce pour la chanson « les petits cartons » et laisser la place à l’artiste suivant. |
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Deuxième partie : Jean-Pierre Laurant
Pour cette deuxième partie de soirée consacrée aux grands textes de la chanson française, Jean-Pierre Laurant chantera Dimey bien sûr, dénominateur commun de cette soirée et largement repris par les artistes tout au long de ce festival. Mais il ajoutera aussi à son répertoire les textes d’un auteur, hyérois de surcroît, inconnu du grand public, Jacques Lutinier, que nous aurons le plaisir de découvrir.
Accompagné d'un jeune pianiste phénoménal, Jean-Sébastien Bressy qui est d'ailleurs parallèlement auteur-compositeur-interprète malgré son jeune âge, ils revisiteront ensemble bons nombres de textes de Mouloudji comme "Tout fou le camp", "Un petit coquelicot", "La complainte des infidèles", ce dernier que Jean-Pierre Laurent accompagnera d'ailleurs à l'orgue de Barbarie.
Après le superbe texte de Dimey "Les enfants de Louxor" nous découvrirons alors l'univers de Jacques Lutinier qui se plait à raconter des histoires au fil de ses chansons et prend quelques risques pour sentir des sentiers battus contemporains. Il évoque les catastrophes écologiques des marées noires, fait un clin d'oeil aux maris cocus avec "Je vous salue maris" et se ballade sur l'épineux problème de l'amour qui met un péril l'identité de chacun et engendre des désaccords. Il a même écrit un texte spécialement pour Jean-Pierre Laurant suite à la perte de son fidèle compagnon, son lévrier Afghan, "Alban". Ce texte au premier abord peut paraître
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relativement prétexte à sourire mais finalement non, Jacques Lutinier n'est pas tombé dans le ridicule et à su retranscrire très justement l'attachement que nous éprouvons pour nos animaux de compagnie et la place qu'ils occupent dans nos vies, ce qui nous sort un peu du thème largement exploré des sentiments amoureux. Puis il finira avec "Potes 50" chanson qui porte le nom d'un album de Jean-Pierre Laurant et qui a entièrement été écrit par Jacques Lutinier. |
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