RECITS DE VOYAGES DES HYEROIS
 
      
  
OLIVIER EST ALLE AU VENEZUELA
 
Hyères direction Maturin
 

Au départ de Hyères- Direction Paris, jusque là tout va bien, très classique, compagnie Air France, puis direct Paris Caracas là non plus nothing special. sauf l'arrivée à Caracas. Sans faire état des boissons alcoolisées à disposition des passager d'Air France, l'atmosphère de Caracas est très pesante, et même si un soleil de plomb dans un embouteillage sans climatisation à Hyères au plus fort de l'été m'est du plus indiffèrent, là j'avoue quand même avoir pris une petite claque à la sortie de l'avion . Je n'avais jamais réalisé à quel point l'hygrométrie était importante. Nous avons donc fait un bon en arrière de quelques siècles et troqué chemises, t-shirt contre cotes de maille et haumes. Nous avions déjà 15 heures de voyages dans les pattes ce n'étais pas terminé cela venait de commencer. Nous avons attendu 5 heures le prochain vol pour Maturin. Nous sommes accueilli dans un vieux DC10 très confortable, les fauteuils en cuirs sont larges de deux personnes et me font penser à des canapés Chesterfield ! Ambiance sub-équatoriale ça ne fume pas le cigare mais la climatisation crache sa fumée blanche de condensation tant elle poussée à font, les hôtesses de l'air sont bronzées à souhait et sont à votre service. Justement pour faiter notre arrivée en terres inconnues un petit verre s'impose. Oh lala, j'aurai jamais du, après 20 heures de ballades se faire servir un gin bien tassé dont les doses sont plus proches du coca que de la mignonnette Air France c'est carrément du suicide mais c'est pas moi qui conduit. Arrivée à Maturin 22 heures heure locale même si le soleil ne rayonne plus le poids de l'atmosphère ne se fait pas oublier comme ça. L'aéroport de Maturin ne dispose pas de sas de l'avion vers la salle des arrivées. Un seul mot d'ordre trouver une clim. mais par chance tous les véhicules sont équipés. Plus que 2 heures de route pour arriver à destination un petit village perdu dans la pampa : Punta de Mata.

 
 
Playa medina Etat de sucre

A quelques heures de route de Maturin, nous arrivons en vue de la mer des caraïbes. La route est peu sinueuse mais reste entouré d'une jungle dense. Nous apercevons par moments le bleu des eaux jusqu'au moment où en prenant un peu d'altitude le champs s'ouvre et là nous nous rendons compte que nous sommes sur un chemin accroché à une falaise elle-même à l'aplomb de la mer. Lorsque la courbure de la falaise repris la direction des terres, le paysage de la cocoteraie de la Playa Medina s'offrit à nous. Nous surplombions la cime des cocotiers qui tous du même âge et de la même hauteur faisaient croire à un tapis en altitude. Le chemin nous fit atterrir doucement sur un lit de mousse vert tendre. Toute la cocoteraie en était recouverte. Une fois la voiture garée dans ce parking d'un autre monde, nous nous sommes dirigé vers la mer passant au travers de divers massif d'ibiscus et autres fleurs de la passion. Et quelques mètres plus loin nous étions enfin dans la carte postale, une plage au sable blanc ou les cocotiers au tronc arrondis s'élevaient en direction de la mer puis se redressaient vers le ciel. Pas de parasols en toile ou plastic, ici c'est le matériaux de base est d'origine naturelle, les parasols sont de feuilles de coco et de bois. Nous voila partis pour 72 heures de farniente Nous avons loué un bungalow avec le confort optimum c'est-à-dire la traditionnelle climatisation pour que les nuit soient fraîches et le hamac en terrasse pour les siestes douces au rythme des vagues des caraïbes. Les pêcheurs vous apportent les poissons pris le matin et les cuisent devant vous. Ou alors ceux pour qui un minimum de cuisine est indispensable, le poisson de la même origine passera dans les mains du cuisinier du restaurant de plage. Dans cette calanque exotique où bras de jungle encerclent la plage vous aurez vue sur de magnifiques couchers de soleil, véritables tableaux zébrés par les vols de cormorans qui traversent en permanence le ciel. Si vous vous lever tôt vous aurez peut-être la chance d'en croiser un s'attardant sur la plage ou fouinant entre le bungalows, attention c'est impressionnant. Beaucoup moins impressionnant mais très attendrissant, les petits écureuils qui pullulent, joueront à cache avec votre objectif.

 
 

La pêche au piranha

Nous quittons Maturin et entamons un itinéraire de 2 heures de route pour rejoindre un affluent de l'Orenoque dans le delta Amacuro. Comme d'habitude la route est droite rectiligne interminable, dans une pampa d'un vert très clair proche du jaune, un croisement, on tourne à gauche et le décor commença à changer, les verts plus foncés les arbres avec de plus grandes feuilles. Tout d'un coup le 4x4 pile, vision encore d'un autre monde et nous laissons un pangolin traverser la route devant nous ... Quelques kilomètres plus loin nous arrivons dans un petit village constitué d'à peine quatre ou cinq maisons et de quelques cases aux alentours. Pour quelques bolivar nous négocions un bateau pour l'après midi et nous embarquons sur les eaux boueuses de ce bras de delta. Le lit au départ fait une dizaine de mètres. Les rivages sont en fait démarqués par les racines des palétuviers malheureusement souillés des résidus de carburant. Notre petite excursion continue et quelques fois nous croisons des indiens Waraos, se propulsant eux à la force des bras, pagaies à la main. Nous sommes encadré d'une nature faites de palmes de toutes nature, de palétuviers, de grands arbres tel que le balsa aux majestueuses racines. Dans notre progression quelques fois des singes hurleurs nous accompagnent de branche en branche, nous avons dérangé un varan qui se jeta à l'eau avec fracas lorsque la proximité de notre embarcation lui devint insupportable. C'est à ce moment que notre marin d'eau douce de guide, décida de faire une halte afin de pratiquer l'attraction touristique la plus demandée dans ses prestations, la pêche au piranha. L'oil du chasseur, l'expérience de l'âge et la mémoire d'un éléphant, il nous fait accoster à un endroit très précis et nous désigne un trou de 50 cm² dans l'eau fort opaque. Attrapant les cannes, en distribuant une à chacun et sortant un morceau de viande rouge d'une petite boite, il découpe le dit morceau et fait par de l'appât aux pêcheurs en herbe que nous sommes. Suivant les indications à la lettre nous plongeons tous nos cannes au milieu du lieu désigné au préalable. Le temps passe 10 minutes 15 minutes 30 minutes, rien. Certainement qu'un bateau de japonais est passé juste avant et que nous piranha repus ignorent notre bon beauf saignant. Chacun avait abandonné et s'était résigné à voir le fameux poisson carnivore. C'est alors que notre guide prit à son tour une canne la plaça adroitement au milieu de la zone qu'il avait indiquée. Il frappa quelques coup avec dans l'eau avec la canne, il nous expliqua que c'était pour simuler les pas d'un animal dans l'eau. Moins de 3 minutes plus tard un magnifique spécimen de piranha s'intéressa à son morceau de viande et fut prit à l'hameçon. Nous sommes loin de la voracités des mêmes spécimens issus du cinéma d'horreur, il est vrai qu'avant notre départ j'avais remarqué que les enfants du village se baignaient sans aucune surveillance dans les mêmes eaux troubles certes un peu plus en amont. Le capitaine prit le poisson dans par la dorsal pour nous le présenter et afin que nous le prenions en photos. Lorsqu'il retrouva les eaux nous repartîmes de plus belle vers une autre destination.le magasin Waraos. Constituée d'une simple case en palmes et surélevée les Waraos nous attendent avec leurs confections de la journée singes, perroquets, pirogues miniatures le tout en balsa. Aussi arcs et flèches sont à la vente pour celui qui s'improvisera chasseur. Mais plus que des souvenirs monnayés contre sonnant trébuchant, j'ai ramener l'image du singe que la famille commerçante avait domestiqué et se prélassait comme ses congénères au fond d'un hamac, aussi que porcs et poules faisant bon ménage dans le sous-sol boueux du magasin. Le Waraos shop derrière nous nous prenons le chemin du retour et remontons le courants somme toute très faibles, accompagné encore de quelques hurlements de singes de cris de perroquets et de papillons aux couleurs magnifiques.

 
 

Caripe et La grotte des Guacharos

Le village de Caripe est l'occasion de faire une halte afin de s'y intéresser d'un peu plus près, non pas parce que les plantations sont la propriété de descendants d'italiens et de.. corses mais une espèce d'oiseau unique au monde y a trouvé refuge. Il s'agit du "Guacharo",oiseau cavernicole il se dirige dans l'obscurité comme les chauves-souris. La grotte qui porte le même nom abrite environ 15000 "Guacharos", on peut également y trouver des petits rongeurs, poissons et crustacés. En effet, les "guacharos" quittent leur demeure au coucher du soleil pour trouver de quoi manger dans un périmètre de 10km puis reviennent au lever du soleil prendre place dans les plafonds de cette grotte. Ce sont donc des milliers de graines qui vont retomber au sol et dans les zones d'eau et ainsi va se créer un semblant de flore suffisant pour permettre à tout ce petit monde de vivre.

Les alentours de Caripé sont autant d'invitation à la promenade. Il y a une promenade ou le sentier est bien dégagé et entretenu. Il permet d'accéder à une cascade. Au terme d'une bonne montée d'une heure, nous arrivons au pied d'une magnifique cascade en escalier où chaque bassin forme une piscine rafraîchissante pour les enfants du coin.